Les idées reçues sur les isolants biosourcés

SOPREMA s'allie avec karibati pour répondre aux idées reçues sur le biosourcé !

 

#1 Les matériaux biosourcés sont-ils difficiles à mettre en oeuvre ?


La mise en oeuvre des matériaux biosourcés, comme celle de matériaux conventionnels, répond à des règles d’exécution établies à partir de retours d’expériences et de bonnes pratiques observées sur le terrain, qui se matérialisent par des documents de référence en vigueur (DTU, règles professionnelles, avis technique, guides de mise en oeuvre). Les professionnels utilisant ces matériaux dans de bonnes conditions connaissent ces règles et ont suivi des formations adéquates. A noter néanmoins que certains produits biosourcés (isolants, panneaux de cloisonnement, etc.) sont mis en oeuvre de la même façon que leurs homologues conventionnels. Certains isolants biosourcés sont même plutôt plébiscités par les artisans qui mettent souvent en évidence le confort de pose par rapport à des laines de verre par exemple. Dans tous les cas, quel que soit le produit, la qualité de mise en oeuvre est essentielle car elle permet de garantir la performance de l’ouvrage et sa pérennité. Par conséquent, pour les produits qui nécessitent une mise en oeuvre spécifique, il convient toujours de faire appel à des artisans qualifiés ayant suivi les formations dispensées par les différentes filières biosourcées.

 

#2 LES MATériaux biosourcés répondent-ils à la réglementation incendie ?


Les matières organiques (biosourcées ou pétrosourcées) sont généralement plus sensibles face au risque incendie. Néanmoins, les matériaux biosourcés doivent réponde à la règlementation incendie comme tout autre matériau. Alors comment faire ? Tout d’abord, il convient de connaitre les caractéristiques au feu des produits (ou d’un complexe de produits dans un système constructif) : la résistance au feu (durée pendant laquelle un élément, soumis à un incendie, continue à remplir sa fonction), la réaction au feu (propriété du matériau à contribuer au démarrage et au développement d’un incendie) ou encore la propagation du feu en façade. Sur la base de ces caractéristiques, il s’agit ensuite de concevoir des parois pouvant répondre aux exigences de la règlementation incendie. C’est donc le système constructif dans son ensemble qui répondra à la règlementation incendie, et non le matériau seul – cela est vrai qu’on parle de matériaux biosourcés ou conventionnels. Dans le cadre de systèmes complets, on peut obtenir des performances comparables voire meilleures avec les matériaux biosourcés.

#3 Les matériaux biosourcés COÛTENT-ils plus cher ?


L’offre en matériaux biosourcés pour le bâtiment est large et diverse. A l’instar des matériaux conventionnels, on trouve des matériaux biosourcés à tous les prix. Les produits biosourcés pour l’aménagement intérieur sont souvent des produits plus couteux que leur équivalent conventionnels. Néanmoins, d’autres matériaux isolants par exemple vont être tout à fait concurrentiels d’un point de vue économique – soit à l’achat du produit (ex. ouate de cellulose), soit parce qu’il s’intègre dans une certaine sobriété de conception (le mur en botte de paille). De plus, il faudrait pouvoir comparer des produits ou systèmes constructifs à performance équivalente. Par exemple, lorsque l’on compare le prix d’un isolant biosourcé au prix d’un isolant conventionnel, on compare des produits n'ayant pas toujours les mêmes fonctionnalités. L’un, l’isolant conventionnel, en thermique, assure une fonction : le confort d’hiver ; l’autre, l’isolant biosourcé assure lui deux fonctions thermiques par ses qualités intrinsèques : le confort d’hiver et le confort d’été. Il est donc difficile de faire une réponse générale sur la question du coût. Dans le cadre d’une opération globale, il s’agit de faire des choix pour telle ou telle option (ex. économiser sur une climatisation si je décide d’opter pour une isolation biosourcée qui pourra potentiellement éviter le recours à des systèmes de refroidissement). Enfin, le coût d’un bâtiment (biosourcé ou non) dépend plus du maître d’ouvrage et d’autres paramètres tels que le système constructif, que des produits eux-mêmes.

#4 Les matériaux biosourcés sont-ils assurables ?


Les matériaux biosourcés n’en sont plus à leur prémices, les retours d’expérience sont aujourd’hui nombreux. Les matériaux biosourcés les plus utilisés sont considérés comme techniques courantes par les assureurs (couvertes par un DTU, ou encore par des Règles Professionnelles, des avis techniques (ATec) et DTA validés par la Commission Prévention Produit (C2P) qui regroupe les assureurs notamment). Par ailleurs, les matériaux biosourcés répondent strictement aux mêmes exigences réglementaires que les matériaux conventionnels dans la construction. Des essais valident l’ensemble de leurs propriétés techniques avant leur commercialisation, y compris leur étanchéité et leur réaction au feu, points sur lesquels les matériaux biosourcés ont, souvent et injustement, mauvaise réputation. Pour les matériaux biosourcés comme pour n’importe quel matériau, la qualité de la mise en oeuvre aura une influence déterminante sur leur pérennité. Cette mise en oeuvre est, pour beaucoup de produits biosourcés, très proche de celle des produits conventionnels.

#5 Les matériaux biosourcés attirent-ils les nuisibles ?


Tout d’abord, tous les matériaux, biosourcés ou non, doivent être évalués de la même façon s’agissant des nuisibles. Sur ce sujet, il convient de différencier les matériaux biosourcés fabriqués à partir de matière biosourcée d’origine végétale et ceux fabriqués à partir de matière biosourcée d’origine animale telle que la laine de mouton par exemple. Les matériaux biosourcés d’origine végétale ne contiennent aucune matière ou substance susceptible d’attirer ou de nourrir les insectes. En revanche, les matériaux biosourcés d’origine animale, tels que la laine de mouton, peuvent attirer les mites s’il ne sont pas traités. Concernant les rongeurs, leur présence dans les isolants, qu’ils soient végétaux, minéraux ou pétrochimiques, n’est pas liée à leur nature mais à la mise en oeuvre des systèmes constructifs dans lesquels ils s’insèrent. Par exemple, tout travail d’isolation doit prendre en compte cette question et veiller à limiter l’accès des rongeurs au sein des parois par la mise en place, par exemple, de grilles anti-rongeurs. La paille, souvent vue comme particulièrement sensible aux rongeurs et aux insectes, est en réalité peu concernée par cette problématique : elle est mise en oeuvre compressée, dans des cloisons étanches, et en l’absence de graines, elle ne représente pas une source de nourriture.